Stage de parage naturel chez Equi-libre

22092010

Et voilà, je reviens d’un stage de parage naturel chez Equi-libre (site dans les liens). Parce que je me suis mise à râper un peu les ongles de Magie depuis qu’elle est « pieds » nus, mais je n’étais pas trop sûre de moi. Et parce que quand j’ai fait venir le maréchal pour qu’il la pare en même temps qu’il changeait les fers de Zinco, il lui a taillé la fourchette, dégagé la sole et laissé les talons et toute la paroi bien hauts: rien à voir avec un parage naturel !

Alors je suis allée m’instruire chez Pierre et Carol Enoff, et même commencer à m’entrainer, parce qu’après toutes les explications de Pierre, on a profité de la gentillesse des chevaux d’Equi-libre pour manier un peu la pince coupante, la reinette et la râpe. Super stage, très sympa, dans un très beau cadre, avec rien que des gens ouverts à un discours non orthodoxe et à la discussion. Vraiment bien (photo de groupe) :

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Pour ce qui est de s’instruire, on n’est pas déçu à ce stage ! Pierre Enoff décortique l’anatomie et le fonctionnement du « pied » d’un cheval (qui est en fait un doigt) comme personne, et on se rend subitement compte de l’absurdité et de la nocivité du ferrage. Pour connaître toutes les conséquences néfastes du ferrage sur la santé du cheval, allez plutôt visiter le très joli site d’Equi-libre. Je reproduis juste ici le schéma de la coupe d’un doigt pour attirer l’attention sur le fait que la seule partie capable de jouer le rôle d’amortisseur dans ce doigt est le « coussin tendineux », qui se trouve à l’arrière, au dessus de la « fourchette » et des « glomes ». Le fer, lui, est fixé sur l’avant et les côtés, au bout de la « paroi », qui n’est rien d’autre que l’ongle du cheval. Un ongle, ça n’est pas l’idéal pour amortir les chocs, d’autant plus qu’au dessus de cette paroi, on ne trouve aucun tissu amortisseur, juste le bulbe de la « couronne ». C’est ça qui est sensé amortir les chocs quand le cheval marche sur ses fers ?

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Un doigt, fut-il de cheval, est un doigt, et il suffit de regarder et toucher les nôtres pour se rendre compte qu’on peut appuyer beaucoup plus fort sur le bout de son doigt que sur le bout de son ongle. Eh bien pour le cheval, c’est pareil, il est comme les chiens, les chèvres, vaches, cochons ou n’importe qui, quand il marche normalement, il ne marche pas sur ses ongles, il marche sur ses « coussinets », qui, chez lui, s’appellent « fourchette » et « glomes ». Mais quand il a des fers, la fourchette ne touche plus le sol et il est obligé de marcher sur le bout des ongles. La plupart des chevaux le supportent (et on continue à ferrer), mais ça ne leur fait pas du bien et c’est la source de très nombreux problèmes.

Finalement, je crois que ferrer un cheval, c’est respecter une tradition qui est née dans une totale ignorance de la biologie, et qui perdure du fait de l’entêtement de certains, cramponnés à leurs certitudes (et à leurs intérêts), et de l’ignorance de tous les autres. On peut comprendre que les hommes aient imaginé les fers pour que leurs montures galopent sur tous les terrains sans rechigner, mais c’était à une époque où on ne s’était sûrement pas autant intéressé à la biologie du doigt du cheval, et aussi à une époque où les chevaux était plus considérés comme des outils que comme des animaux sensibles.

Se rendre compte du non-sens du ferrage (par rapport à la biologie) et de sa nocivité pour nos chevaux, est utile à plus d’un titre : cela permet aussi de réfléchir à la facilité avec laquelle nous appliquons une norme sans nous poser trop de questions sur son bien-fondé…

Allez, un petit aperçu des chevaux libres de Porta, pour apporter plus d’arguments contre le ferrage, pour donner envie de visiter le site d’Equi-libre et parce que c’est trop beau, des chevaux pieds nus :

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Première vidéo de travail

26082010

Et voilà, nous  avons enfin été filmées au « travail ». Pas longtemps, mais j’ai quand même fait un petit montage. Bon, ce n’est pas parfait, ni pour elle ni pour moi, mais qu’est-ce qu’elle s’arrête bien ma petite Magie ! Et pendant ce temps là, Zinco fait l’andouille, il semble croire qu’on veut jouer. Mais quand je suis descendue de Magie et que je l’ai ramenée vers les boxes pour la desseller, il suivait, bien sûr, et là, ni une ni deux, j’enlève la selle du dos de Magie et je la lui pose sur son dos à lui ! Même pas perturbé, il s’est laissé faire et ce fut son tour d’être monté, mais rien à voir avec Magie : lui, il est monté en filet (celui dont elle ne veut plus) et pour la direction ou le frein, ce n’est pas avec l’assiette et les jambes, c’est tout dans les mains, dès qu’il sent les jambes, il croit qu’il faut foncer…

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Reprise du travail

13082010

Enfin on a un peu repris le travail ! Heureusement que Clémence était là pour me booster un peu, car sinon, je me laisse aller et je n’assure que les soins quotidiens, laissant Magie perdre tous les beaux muscles que le travail lui avait fait prendre à Vigoulet. Il lui avait fallu quatre mois pour les prendre, il lui aura suffit d’autant pour les perdre. Il faut dire qu’il faisait trop chaud, et sans autre endroit que le pré pour travailler, ce n’est pas pratique.

Mais voilà, Clémence est motivée et a fait travailler Zinco, au sol d’abord, puis elle l’a monté dans le pré, pendant que je faisais travailler ou que je montais Magie. Et on a tenté une courte promenade, d’abord, puis une vraie. On y est allées doucement parce qu’il me fallait convaincre Magie de redevenir attentive, et surtout parce que Zinco est du genre speed, ce qui ne rassurait pas trop Clémence. Il est speed, parce qu’il a appris à craindre le cavalier, mais il n’est pas rebelle et ils se sont finalement bien entendus. Elle a réussi à le calmer, et nous avons fait une belle petite balade, sympa.

Clémence et Zinco dans le pré :

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Depuis que Clémence est repartie, je continue le travail avec Magie. Elle est très attentive, mais je ne sais pas pourquoi, pendant quelque temps, elle ne voulait plus partir sur le cercle à gauche, alors qu’elle n’avait pas de problème à droite. Au lieu de partir, elle me tournait autour en me collant et poussait ses hanches dès que je voulais qu’elle s’éloigne. Je n’arrivais pas à chasser ses épaules, sauf à les pousser de la main, mais elle ne s’éloignait pas de plus que la longueur du bras.  Je ne comprenais pas pourquoi elle ne me comprenait pas, à moins qu’elle n’ait eu mal quelque part… J’ai fait venir une ostéopathe (voir son site dans les liens) qui l’a un peu décoincée et le problème semble résolu. Comme quoi, avant de se fâcher, on a souvent intérêt à vérifier si le cheval n’a pas mal quelque part… Ce soir, on a fait quelques petits exercices au sol, puis un peu de liberté. A un moment, Magie s’échappe toujours, alors je la fais galoper et elle finit par en avoir assez. Quand je l’ai rappelée, au lieu de suivre Zinco qui galopait encore, elle est revenue vers moi : quel grand plaisir !

Et montée, elle est encore plus mignonne, quelle différence par rapport à nos débuts ! On s’entend de mieux en mieux, on se fait bien plus confiance ! Voici le départ de notre dernière balade avec Zinco, à comparer avec les films de nos débuts : Magie très zen, contrairement à Zinco, d’ailleurs, qui ne s’est pas super bien entendu avec Georges… Mais ça s’est arrangé ensuite.

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Magie sans mors et sans fers

13082010

Ca fait un bon moment que Magie n’a plus de mors : je ne la monte plus qu’en licol. Je viens même de lui fabriquer un licol moi-même avec de la corde d’escalade en suivant les indications trouvées sur un site internet (http://www.animaux-de-compagnie.net/le-coin-bricolage-f4/fabrications-couvre-chevaux-et-accessoires-t16894.htm). Je suis trop contente – et trop fière de moi.

Mais depuis l’hiver dernier, elle n’a plus de fers non plus, juste ses jolis petits pieds. Comme elle n’a pas la corne assez dure, je lui ai acheté des sandales et nous en sommes très contentes. On les a mises pour les balades et on n’a eu aucun problème, pas même au galop. Au contraire, Magie peut maintenant marcher sur tous les cailloux qui lui font trop mal quand elle est pieds nus. Au retour, je les enlève, je les nettoie, et elles sont prêtes pour la prochaine fois. Quant à Magie, elle retourne au pré pieds nus. Du coup je me suis mise au parage, mais je râpe juste la corne qui dépasse de la ligne blanche et je fais le mustang roll à l’aide d’une petite râpe étudiée pour. Magie est patiente avec moi, elle me laisse m’entrainer sur ses pieds…

Voici les sandales:

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C’est assez galère à mettre, mais je commence déjà à m’habituer.

Et voici la belle avec ses jolies sandales (et avec son beau licol home-made tout neuf assorti des oreilles d’ânes anti-moucherons – un peu longs les montants, va falloir changer ça) :

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